Message personnel.

"Happiness isn't for tomorrow
It's not hypothetical
It starts here and now"



°°°0°°°








                 

Mercredi 5 mai 2010 3 05 /05 /Mai /2010 13:14

    Tu sais l’amour et son ivresse
    Tu sais l’amour et ses combats ;
    Tu sais une voix qui t’adresse
    Ces mots d’ineffable tendresse
    Qui ne se disent que tout bas.

    Sur un beau sein, ta bouche errante
    Enfin a pu se reposer,
    Et sur une lèvre mourante
    Sentir la douceur enivrante
    Que recèle un premier baiser…

    Maître de ces biens qu’on envie
    Ton cœur est pur, tes jours sont pleins !
    Esclave à tes vœux asservie,
    La fortune embellit ta vie
    Tu sais qu’on t’aime, et tu te plains !

    Et tu te plains ! et t’exagères
    Ces vagues ennuis d’un moment,
    Ces chagrins, ces douleurs légères,
    Et ces peines si passagères
    Qu’on ne peut souffrir qu’en aimant !

    Et tu pleures ! et tu regrettes
    Cet épanchement amoureux !
    Pourquoi ces maux que tu t’apprêtes ?
    Garde ces plaintes indiscrètes
    Et ces pleurs pour les malheureux !

    Pour moi, de qui l’âme flétrie
    N’a jamais reçu de serment,
    Comme un exilé sans patrie,
    Pour moi, qu’une voix attendrie
    N’a jamais nommé doucement,

    Personne qui daigne m’entendre,
    A mon sort qui saigne s’unir,
    Et m’interroge d’un air tendre,
    Pourquoi je me suis fait attendre
    Un jour tout entier sans venir.

    Personne qui me recommande
    De ne rester que peu d’instants
    Hors du logis ; qui me gourmande
    Lorsque je rentre et me demande
    Où je suis allé si longtemps.

    Jamais d’haleine caressante
    Qui, la nuit, vienne m’embaumer ;
    Personne dont la main pressante
    Cherche la mienne, et dont je sente
    Sur mon cœur les bras se fermer !

    Une fois pourtant – quatre années
    Auraient-elles donc effacé
    Ce que ces heures fortunées
    D’illusions environnées
    Au fond de mon âme ont laissé ?

    Oh ! c’est qu’elle était si jolie !
    Soit qu’elle ouvrit ses yeux si grands,
    Soit que sa paupière affaiblie
    Comme un voile qui se déplie
    Éteignit ses regards mourants !

    - J’osai concevoir l’espérance
    Que les destins moins ennemis,
    Prenant pitié de ma souffrance,
    Viendraient me donner l’assurance
    D’un bonheur qu’ils auraient permis :

    L’heure que j’avais attendue,
    Le bonheur que j’avais rêvé
    A fui de mon âme éperdue,
    Comme une note suspendue,
    Comme un sourire inachevé !

    Elle ne s’est point souvenue
    Du monde qui ne la vit pas ;
    Rien n’a signalé sa venue,
    Elle est passée, humble, inconnue,
    Sans laisser trace de ses pas.

    Depuis lors, triste et monotone,
    Chaque jour commence et finit :
    Rien ne m’émeut, rien ne m’étonne,
    Comme un dernier rayon d’automne
    J’aperçois mon front qui jaunit.

    Et loin de tous, quand le mystère
    De l’avenir s’est refermé,
    Je fuis, exilé volontaire !
    - Il n’est qu’un bonheur sur la terre,
    Celui d’aimer et d’être aimé.

     

     

                 *** Félix Arvers ***

    Par desparolesfleuries - Publié dans : mes poètes favoris
    Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
    Lundi 12 avril 2010 1 12 /04 /Avr /2010 05:11

     

    le matin naissant

    aime les amants endormis

    sur leurs draps froissés.

     

    (auteur inconnu)

    Par desparolesfleuries - Publié dans : les états de mon âme
    Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
    Dimanche 11 avril 2010 7 11 /04 /Avr /2010 17:04

     

    DSCF3160.JPG

     

     

     

    DSCF3157

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    DSCF3161

    DSCF3166

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    DSCF3143

     

     

     

     

                    mariedesormes -11 avril 2010.

    Par desparolesfleuries - Publié dans : des images pour les sages
    Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
    Vendredi 9 avril 2010 5 09 /04 /Avr /2010 18:53


    Je ne sais pas encore


    Si la vie n’est pas
    ce vers quoi nous ne pouvons retourner;
    s’il y a quelque consolation
    pour la tristesse qui revient
    comme une alerte, la marque visible
    de ce qui lentement se défait
    en chacun de nous, le monde cherche sa beauté
    et s’il devrait éviter la douleur
    je ne sais pas encore.

    Pourquoi cette ombre, ce silence
    versés dans nos mains
    ces manques insaisissables;
    au fond de l’air, un oiseau déploie ses ailes
    et s’il devrait éviter la douleur
    je ne sais pas encore.

    Aurons-nous le temps d’aller très loin
    de traverser les carrefours, les mers, les nuages
    d’habiter ce monde qui va parmi nos pas
    d’un infini secret à l’autre, pourrons-nous écouter
    le remuement des corps à travers le sable;
    aurons-nous le temps
    de tout nous dire et d’arrêter d’être effrayés
    par nos tendresses, nos chutes communes;

    Pourrons-nous tout écrire
    d’un passage du vent sur nos visages
    ces murmures de l’univers, ces éclats d’immensité;
    aurons-nous le temps de trouver
    un mètre carré de terre et d’y vivre
    ce qui nous échappe;

    Je ne sais pas encore.

     

    Hélène Dorion -  Un visage appuyé contre le monde

     ** éditions du Noroît/Le Dé bleu **

    Par desparolesfleuries - Publié dans : mes poètes favoris
    Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
    Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /Mars /2010 13:27
    Par desparolesfleuries - Publié dans : des notes de musique
    Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
    Mercredi 24 mars 2010 3 24 /03 /Mars /2010 19:34



    " Et par le pouvoir d'un mot, je recommence ma vie ..."


            Paul Eluard.

    Par desparolesfleuries - Publié dans : les états de mon âme
    Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
    Mardi 23 mars 2010 2 23 /03 /Mars /2010 18:12


    C'est donc ça la mélancolie
    Cette petite pluie sur le canal quai de Valmy
    Valmy, Valmy dis-moi d'où vient cet ennui
    On dirait que Paris ne vit plus à Paris.
    Maurice Fanon.

    Par desparolesfleuries - Publié dans : des amitiés
    Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
    Mardi 23 mars 2010 2 23 /03 /Mars /2010 18:05


    “ Le sentiment de notre existence dépend pour une bonne part
     du regard que les autres portent sur nous :
     aussi peut-on qualifier de non humaine
    l’expérience de qui a vécu des jours
     où l’homme a été
     un objet aux yeux de l’homme.” 

    Primo Levi

    °°°°O°°°°


    A méditer au coin du feu, au soleil, dans les vagues, sous le vent.
     Pour ne pas oublier de penser autrui comme soi-même. (et que même par jeu, rien n'est vraiment jamais innocent...) - marie -

    Par desparolesfleuries - Publié dans : des élans de réflexion
    Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

    la date du jour

    Février 2012
    L M M J V S D
        1 2 3 4 5
    6 7 8 9 10 11 12
    13 14 15 16 17 18 19
    20 21 22 23 24 25 26
    27 28 29        
    << < > >>

    la couleur du jour




    L' absence ce n'est rien
    Juste un peu de temps
    Pour inventer
    demain.






    la personne que je suis

    • desparolesfleuries
    • Le blog de desparolesfleuries
    • Femme
    • 20/05/1966
    • paris londres sologne
    • Cinéma nature lecture vélo
    • des envies de partager un peu de mon univers... mes fleurs et mes brindilles... mes bêtises, mes herbes folles... au soleil, sous le vent ou sous la pluie... simplement...

    le pré fleuri

    • : Le blog de desparolesfleuries
    • : 05/02/2009
    • : des feuillets à effeuiller.... au jour le jour... un chemin et des pas.... pour me suivre ou m'accompagner... c'est selon comme il vous plait et s'il vous plait !

    vos paroles fleuries

    Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés